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2010-04-30T17:25:00+02:00

Comment choisis-tu tes livres ?

Publié par MyaRosa

 

Comment choisis-tu tes livres ?

 

Djak m'a posé cette très bonne question il y a déjà pas mal de temps, et je m'excuse de ne pas y avoir répondu plus tôt.

 

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 C'est une question qui me semble facile et difficile à la fois car je choisis mes futures lectures de mille et une façons...

J'aime me balader dans les librairies et chez les bouquinistes. Je passe des heures et des heures à contempler les livres, à les manipuler, à regarder la couverture, à lire la présentation, voire les premières pages. En général, il ne me faut pas grand chose pour craquer : une jolie couverture, un titre qui m'intrigue, un résumé alléchant, et hop, un nouveau livre vient s'ajouter à mon immense pile à lire.


J e cherche de nouvelles idées sur Amazon, sur les blogs, les forums, et je guette les futures sorties sur les sites officiels des maisons d'édition que je connais. Je n'ai pas de wish-list officielle. Je ne suis pas très organisée sur ce coup-là. J'ai une wish-list sur Amazon, une sur Priceminister, une sur Livraddict et des titres en vrac sur plusieurs carnets (dont le joli carnet offert par ma copine Anneso).


 Je lis un peu de tout : thrillers, littérature de jeunesse, chick lit, littérature contemporaine, littérature classique,... ce qui n'aide pas à avoir une petite PAL ! Je fonctionne souvent par périodes (récemment j'ai acheté beaucoup de policiers), mais j'aime bien varier et d'une lecture à l'autre changer complètement de style. Lorsque je vais dans une librairie, je fais donc à peu près tous les rayons un par un, ce qui me prend un temps fou mais je ne m'en lasse pas.


 Lorsque j'en ai l'occasion, j'aime essayer de dénicher des perles rares dans des vide-greniers. J'aime fouiller dans les cartons à la recherche de livres que je cherche depuis longtemps ou au contraire, de romans oubliés.


 J'aime lire les critiques de livres, en particulier sur les blogs, et c'est depuis quelques temps, de cette façon que je sélectionne mes futurs achats.


 Je me suis récemment inscrite à la médiathèque. J'y cherche des livres que je souhaites lire depuis longtemps et qui ne sont, par exemple, pas sortis en poche, mais j'aime aussi fouiller et emprunter des livres dont je n'ai jamais entendu parler.


 Voilà, je pense que j'ai fait le tour. J'invite maintenant Pauline, Liyah, nodreytiti, Isa, Sophie, Mélo, pisinat, Cassandra, Mélopée  et Evilysangel à répondre à cette question, si elles le souhaitent.

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2010-04-28T09:34:00+02:00

Ailes - Aprilynne Pike

Publié par MyaRosa


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Quatrième de couverture :


Laurel, fascinée, fixait les pâles choses avec de grands yeux. Elles étaient terriblement belles – trop belles pour l’exprimer en mots. Laurel se tourna de nouveau vers la glace, son regard sur les pétales voltigeant à côté de sa tête. Ils ressemblaient presque à des ailes.


Dans ce récit extraordinaire de magie et d’intrigue, d’amour et de danger, toutes vos certitudes sur les fées seront transformées à jamais.


Mon avis :


 Aujourd'hui, je vous parle d'un livre qui me tient vraiment à coeur puisque c'est une petite merveille injustement passée à la trappe. Je l'ai découvert, il y a quelques temps, sur le blog de Mélopée qui avait fait un billet très élogieux à son sujet.  J'étais très étonnée de n'en avoir jamais entendu parler avant. Je suis tombée sous le charme de cette magnifique couverture (bon, je me serai bien passée de la référence à Stephenie Meyer qui a tendance à envahir les quatrièmes de couvertures de tous les romans jeunesse, mais bon, passons...) et je l'ai aussitôt commandé. J'ai pourtant mis un peu de temps avant de me lancer, mais quelle erreur ! Ce roman est vraiment passionnant et divertissant. 


 Tout commence lorsque Laurel, quinze ans, débarque dans une nouvelle ville. C'est à regret, qu'elle a quitté la maison de son enfance qu'elle aimait tant - une petite maison en bois entourée de forêt - lorsque son père a acheté une librairie dans une ville plus grande. Et encore, s'il n'y avait que cela... Laurel, qui a toujours suivi des cours à domicile, se voit dans l'obligation d'intégrer le lycée. Beaucoup de bouleversements pour une adolescente... Laurel entame donc une nouvelle étape de sa vie, et tente de s'intégrer au mieux dans ce nouvel établissement. Heureusement, David, le"gentil-beau-gosse-du-lycée la prend sous son aile et lui présente ses amis. Ceux-ci ne manquent pas de remarquer l'étrangeté de Laurel. Celle-ci a beaucoup de mal à rester enfermée, ne mange que des salades peu appétissantes comparées aux lasagnes de la cafétéria, ne semble pas s'intéresser aux mêmes choses que les adolescentes de son âge, et aime se lever à l'aube pour admirer la nature. De plus, elle n'est jamais allée chez le médecin et sa mère fabrique des remèdes à base de plantes. Loin de rebuter David, l'originalité de Laurel l'attire et lui donne envie de la connaître davantage. Grâce à lui, Laurel semble peu à peu prendre goût à sa nouvelle vie mais un autre fait marquant va la bouleverser... Une étrange bosse apparaît dans son dos. Laurel pense d'abord à un bouton, mais la bosse continue de grossir et devient difficile à cacher. Elle pense à une tumeur et n'ose en parler à personne tandis que la bosse ne cesse de grandir...


 Je m'arrête là ! Je pourrais vous en dire davantage, il y a des tas de belles choses à décrire mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Découvrez ce livre et vous verrez pas vous-mêmes les secrets et merveilles qu'il contient.


 Ce roman est écrit dans une style léger et agréable. La traduction est parfois étrange, mais il s'agit de la traduction québecoise, donc je suppose que c'est parce que nous n'avons pas toujours la même façon de construire les phrases, ni les mêmes expressions. En tout cas, ça ne gêne en rien la lecture. Bien que ça ne soit pas clairement marqué, ce roman est construit en deux parties. La première, nous présente Laurel, une adolescente différente des autres, mais très attachante, qui tente de s'intégrer aux autres et d'accepter sa nouvelle vie. La seconde partie est plus fantastique et l'on voit émerger un monde fascinant, plein de magie et de créatures mythiques. Ce premier tome est plein de promesses et j'attends déjà la suite avec impatience. Heureusement, je ne devrais pas avoir à attendre trop longtemps, puisque la sortie du deuxième tome - Sortilèges - est prévue pour le 13 mai ! Cette nouvelle série n'est pas forcément plus originale que les autres, mais elle n'est pas moins bonne non plus, et a su me séduire et me donner envie d'en savoir plus.  Tous les ingrédients d'un bon roman jeunesse sont réunis : de la magie, de l'amour, un triangle amoureux, du danger, des choix difficiles à faire, une héroîne partagée entre notre monde et celui de la magie, qui ne sait pas encore où est sa place. Une nouvelle série à découvrir sans hésiter !

 

(333 pages - éditions AdA - 20 novembre 2009 - 22,50€)

 

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2010-04-26T15:14:00+02:00

Le Compagnon de voyage - Curzio Malaparte

Publié par MyaRosa

 

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Quatrième de couverture :


Fable pudique, baroque et pleine d'humanité, Le Compagnon de voyage a pour cadre l'Italie de 1943. Après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice, les hommes de troupe, désormais sans ordres et sans chefs, décident de rentrer chez eux.


*


'Le Compagnon de voyage' est une fable qui a pour cadre l'Italie de 1943, après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice. Le nouveau régime, dirigé par le général Badoglio, ne peut contenir des hommes qui, sans ordres, sans chefs, décident de rentrer chez eux tandis que les troupes alliées débarquent sur les côtes du Sud. Au milieu de cette étrange débandade, un soldat bergamesque, Calusia, remonte la Péninsule jusqu'à Naples. Il s'est juré de rendre à sa famille la dépouille de son lieutenant, mort en Calabre lors des ultimes combats désespérés et vains contre le débarquement allié. Honnête paysan, fier de ses origines, Calusia traverse l'Italie en compagnie de l'âne Roméo et d'une jeune fille qu'il a prise sous sa protection. A travers ses rencontres se dessine un portrait du peuple italien, abruti par la faim et la peur, corrompu par la défaite, capable des pires bassesses, mais aussi plein de générosité et de courage.


Mon avis :



 Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune sur le forum Partage Lecture. Je remercie le forum ainsi que les éditions Quai Voltaire/ La Table ronde pour cette magnifique découverte, car sans cette opportunité, je pense que je ne me serai pas arrêtée devant ce livre.

 

 Cette oeuvre est très courte, une petite centaine de pages, ce qui ne l'empêche pas d'être touchante et percutante. J'ai été séduite par l'écriture de Curzio Malaparte, auteur que je ne connaissais pas. Son style est agréable et plein de poésie. Je me suis tout de suite attachée à Calusia, homme de parole, qui traverse son pays dévasté, bravant les dangers et mettant de côté son propre sort, car il a promis à son lieutenant de ramener son corps auprès de sa mère. Au cours de son périple, Calusia fait de nombreuses rencontres, heureuses ou mauvaises, et j'ai suivi ce voyage comme si j'y étais.

 

 J'ai découvert une part de l'histoire que j'ignorais totalement et qui est admirablement décrite par Curzio Malaparte. On découvre le malheur, la pauvreté, les soldats qui ne savent plus ce qu'ils doivent faire, les orphelins qui errent dans les rues désertes, les voleurs qui s'emparent des dernières richesses et des restes de nourritures, laissant les villageois mourir de faim. C'est révoltant et consternant. On assiste impuissants au malheur sous toutes ses formes, et pourtant Curzio Malaparte arrive à mettre de l'espoir et de la poésie dans son récit. Calusia incarne la loyauté, la bonté, l'humanité. C'est un personnage profondément humain et incroyablement attachant.

 

 J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre et je vous le conseille fortement !


Un grand merci au forum

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ainsi qu'aux éditions de la Table Ronde.



(107 pages - Quai Voltaire/ La Table Ronde - 2009 - 14€)



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2010-04-25T05:00:00+02:00

Un dimanche en photos

Publié par MyaRosa


Une journée à Londres Paris.


Certains le savent peut-être, mais je devais passer mes vacances à Londres... vacances annulées. inutile de préciser pourquoi... Du coup, nous sommes partis pour une petite journée en amoureux à Paris.

Grand soleil, temps idéal, nous avons passé un très bon moment, même si bus + train + métro, ça fait vraiment beaucoup !


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Un dimanche en photo, c'est aussi chez :


Liyah, EvertkhorusLounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Melisende

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2010-04-24T08:12:00+02:00

L'Enfant des cimetières - Sire Cédric

Publié par MyaRosa


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Quatrième de couverture :


Quand l'horreur sonne à votre porte et que les démons deviennent réalité... Etes-vous prêt à ouvrir le livre de vos nuits blanches ?


Nuit d’horreur à Terre-Blanque : un fossoyeur vient de massacrer sa famille. Appelé sur les lieux, le photographe David Ormeval ignore que ce fait divers inaugure une série de meurtres atroces qui bientôt, détruira sa vie. Quand une légende ressurgit, impliquant un enfant aux terrifiants pouvoirs, David se lance tête baissée au cœur du cauchemar. 


Thriller gothique époustouflant, L'Enfant des cimetières est servi par une écriture nerveuse terriblement évocatrice qui laisse le lecteur hypnotisé par l'horreur. Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher !



Mon avis :


 J'avais envie de découvrir Sire Cédric depuis longtemps, car j'ai entendu beaucoup de bien de ses livres, en particulier de celui-ci, et l'appelation "thriller gothique" m'intriguait. J'avais prévu de lire De fièvre et de sang, son dernier thriller, mais je voulais d'abord lire celui-ci, qui est la première aventure du commandant Vauvert.C'est différent de tout ce que j'ai pu lire jusqu'à maintenant, car ce livre allie habilement enquête policière et surnaturel. J'ai été embarquée dans cette histoire sordide et sanglante, du début à la fin. Sire Cédric a un style fluide, agréable et son écriture est très imagée. On imagine sans peine ce qu'il décrit sur un écran de cinéma même si ça n'aurait forcément pas le même impact. Je sais que certains hésitent à le lire car ils ont peur que ce soit trop gore. On m'a d'ailleurs demandé si ce n'était pas trop glauque, si c'était perturbant. Sincèrement, je m'attendais à bien pire. Bien sûr, ce n'est pas un livre à faire lire aux plus sensibles et aux plus jeunes car il y a quand même des détails assez affreux et c'est parfois effrayant, mais jamais trop. Je ne me suis jamais dit que Sire Cédric en faisait trop et qu'il y avait des détails inutiles rajoutés juste pour faire gore. En tout cas ça ne m'a pas dérangé. J'ai été un peu surprise par le début du livre, une étrange description de femme s'accouplant avec des morts, mais rassurez-vous, tout le livre n'est pas comme ça !


 C'est vraiment un très bon livre que je ne peux que vous conseiller. Les personnages sont attachants. J'ai beaucoup aimé David ainsi que le commandant Vauvert. J'ai été un peu subitative quant au rôle de Kristel au début, et puis j'ai fini par m'y faire. L'alliance du thriller et du surnaturel est vraiment une bonne idée et n'est pas, comme je le pensais avant, un moyen de tout expliquer sans se compliquer la vie. Oui, je l'avoue, c'est ce que je pensais avant. Je trouvais que c'était un bon moyen de se défiler, car dans un roman policier, tout doit être bien ficelé, tout doit avoir un sens, et quoi de plus facile que de tout justifier par du surnaturel ? Ici, c'est vraiment travaillé, réfléchi, et Sire Cédric a réussi à me clouer le bec en me faisant changer d'avis. J'ai maintenant envie de me tourner vers ce genre de livres, en espérant y prendre autant de plaisir qu'avec L'Enfant des cimetières. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce livre. Les faits s'enchaînent rapidement, on se pose toujours plus de questions, on a envie de savoir, de comprendre. Ce livre est vraiment une réussite ! N'attendez-plus, lisez-le ! Et surtout, respirez un bon coup avant car ce livre va vous couper le souffle, vous entraîner dans un tourbillon d'horreur et d'angoisse et ne vous lâchera pas avant la dernière page.


(521 pages - éditions France Loisirs - décembre 2009 - 15,80€)

 

 

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2010-04-19T11:14:00+02:00

Speed Queen - Stewart O'Nan

Publié par MyaRosa

 

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Quatrième de couverture :


Marjorie aime tout ce qui va vite - " fast food, fast cars ". Elle tombe amoureuse de Lamont parce qu'il partage son goût pour les bolides ; et ce n'est sans doute pas un hasard si Natalie, son amante, est serveuse dans un diner. Lors d'une virée sur la Route 66, ce trio dévastateur glisse dans la grande délinquance. Un hold-up qui tourne mal, un braquage qui se transforme en tuerie, c'est le début d'une dérive qui s'achève par la mort de Lamont, l'arrestation des deux filles et la peine de mort pour Marjorie. Enfermée dans sa cellule, dans le " couloir de la mort ", Marjorie attend l'heure de son exécution. Avant de mourir, elle adresse à Stephen King - le seul écrivain qu'elle ait jamais lu - une cassette contenant ses confessions, en espérant qu'il en tirera un best-seller. Si son histoire nous fascine, c'est qu'à travers le regard de Marjorie une Amérique à la fois étrange et familière se dévoile. Un pays d'enfants perdus, armés jusqu'aux dents, qui ne voient aucun mal à s'envoyer en l'air de toutes les manières possibles. Un pays où le culte de la célébrité est devenu une nouvelle religion, et où la morale dominante oscille entre l'univers des séries TV les plus brutales et les films de Walt Disney.



Mon avis :


 Je ne connaissais pas du tout Stewart O'Nan, mais si tous ses livres sont dans la même veine, ça promet ! Marjorie est condamnée à mort et revient sur son histoire, sur ce qui a fait qu'elle en est là aujourd'hui. Elle ne raconte pas cela à n'importe qui, mais à Stephen King ! Elle a signé un contrat et doit répondre à ses questions afin qu'il fasse de cette histoire un roman, et peut-être même un film. Ses réponses sont numérotées, elle les enregistre sur des cassettes, mais on ne connait pas les questions posées. On les comprend au travers des réponses. C'est un témoignage, une confession qu'elle adresse aussi à son fils, afin que plus tard, il sache ce qui est vraiment arrivé. Les réponses et souvenirs de Marjorie sont assez désordonnés, ça part un peu dans tous les sens, elle passe d'un sujet à un autre à toute vitesse, fait en plus de son histoire, des suggestions à Stephen King sur ce qu'il pourrait enlever ou ajouter (détails, musique, décors,...) et puis, comme elle s'enregistre et que le texte est retranscrit tel quel, le langage utilisé est familier, les phrases ne sont pas toujours bien construites. C'est assez déstabilisant au début, mais c'est finalement ce qui donne tout son sens à l'histoire, ce qui le rend crédible et qui fait qu'on s'attache autant à Marjorie malgré son passé.


 Ca parle beaucoup de drogue, de voitures, de fast-food. Ce n'est pas franchement ma tasse de thé, et pourtant, Marjorie a réussi à m'embarquer dans son histoire. Je m'imaginais vraiment traversant les Etats-Unis à toute vitesse en dévorant des hush puppies, des pig-in-a-blanket et des beef jerky. Quoi? Vous ne connaissez pas? Le traducteur a inséré un glossaire à la fin du livre. Ouf! Quand j'ai vu ça, je me suis dit, "un glossaire spécial fast-food? Mais comment on peut avoir besoin de faire un glossaire pour deux, trois noms?" Mais j'ai vite compris que le glossaire était bien utile. Marjorie est une spécialiste des fast-food et emploie des noms étranges à tout bout de champs. Bon, je l'avoue, je ne les ai pas tous lus au fur et à mesure, car j'avais quand même compris l'esprit et puis il y en a tellement... Mais une fois le livre terminé, je me suis replongée dans ce glossaire pour faire durer encore un peu le plaisir. Ce qui rejoint mon seul regret concernant ce livre... il est beaucoup trop court! Je l'ai tellement aimé que j'aurais aimé avoir encore plusieurs centaines de pages à lire. C'est un roman noir, pas un thriller ou policier. Il n'y a pas beaucoup de suspense et on se doute de la fin, mais ce n'est de toute façon, pas le but recherché. Tout est dans l'originalité du texte, du style de Stewart O'Nan. J'ai déjà très envie de me plonger dans un autre de ses livres. Je remercie Blog-o-book et les éditions Points pour cette découverte et je vous le conseille fortement !<3


(307 pages - éditions Points - Mars 2010 - 7€)

 

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2010-04-18T05:00:00+02:00

Un dimanche en photo

Publié par MyaRosa

J'aime aller chez mes beaux-parents parce qu'ils sont adorables et aiment la lecture au moins autant que moi, mais ce que j'aime aussi là-bas, c'est le voisinage... tellement calme et reposant... tellement beau, tellement parfait... tellement loin des cons que je croise tous les jours...

 

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Non, non, vous ne rêvez pas ! Ils ont pour voisins une tribu de daims !

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Un dimanche en photo, c'est aussi chez : Liyah, Evertkhorus, Lounima, Tiphanie, Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette

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2010-04-14T13:06:00+02:00

Musique maestro !

Publié par MyaRosa

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Comme promis, voici la suite des tags. Je suis un peu en retard... J'ai été tagguée par Miss Spaulding. C'est un petit questionnaire bien sympathique sur mes goûts musicaux.

 

 

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01) Que j'écoute en ce moment : When you're gone - The Cranberries

02) Qui me rend joyeuse : The Wanderer - Jil is lucky

03) Qui me rappelle un ex-copain : It's amazing - Jem

04) Qui me rappelle un ami perdu : I Believe I can fly - R.Kelly

05) Qui me fait pleurer : Hallelujah - Jeff Buckley / My immortal - Evanescence / Le temps qui reste - Serge Reggiani

06) Qui me fait réfléchir sur le monde : Pourquoi - Les Wriggles / L'agriculteur - Ridan

07) Qui en dit beaucoup sur moi : La demeure d'un ciel - Camille / Liberta -Pep's - Depuis que t'es montée là-haut - Saez / Comme un ange - Debout sur le zinc / Les étoiles filantes - Les Cowboys fringants

08) Que j'aurais aimé écrire : La Mauvaise réputation - Brassens

09) Qui fait que mes amis pensent à moi quand ils l'entendent : les chansons des Wriggles

10) Qui me rappelle mon enfance : Hakuna Matata / Une chanson douce - Henri Salvador

11) Avec laquelle j'aime me réveiller : Gate 22 - Pascale Picard / Dans ma soucoupe - Bensé, Tété

12) Avec laquelle j'aime m'endormir :  Tous les albums de Dido

13) Pour laquelle je ferais n'importe quoi pour l'entendre en live : Exit music (for a film) - Radiohead / Unintended - Muse

14) Qui me fait penser à ma solitude : Lonely Day - System of a down

15) Qui n'est pas mon type de musique mais que j'aime pourtant : Never Knew I Needed - Ne-Yo

16) Avec laquelle j'aime travailler : Pas de musique sinon je n'arrive pas à travailler.

17) Que j'écoute dans ma voiture : Heavy Cross - Gossip

18) Que j'écoute en boucle sans me lasser : les albums de Radiohead, Muse, The Fray, Yodelice, Pauline Croze, Bensé, Pascale Picard, Camille.

 

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A mon tour de tagguer.

Pour cette fois, ce sera : Amandine, Liyah, Djak, Sophie, Isa, Lily, L'Or des chambres, Mariiine, Melo.

Allez hop, au boulot !

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2010-04-13T15:46:00+02:00

D'un autre monde - Claude Crozon

Publié par MyaRosa

 

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Quatrième de couverture :

 

1914. Appelés sous les drapeaux, les hommes de la famille Kergalin sont arrachés à leur Bretagne natale. Ils reviendront blessés ou traumatisés. Désormais, pour eux comme pour les femmes, qui ont dû s'organiser en leur absence : "Rien ne sera plus comme avant..."

Vaste fresque familiale éclairant notre temps, 'D'un autre monde' raconte l'épopée d'une famille dans le siècle. Emportés par le grondement de l'Histoire, les Kergalin trouvceront un point d'ancrage dans leur grande maison.
Affrontant le fracas des guerres & les assauts de la modernité, héros ou lâches, tour à tour jouets & maîtres de leur destin, ces hommes & ces femmes nous touchent comme s'ils étaient les membres de notre propre famille.

 

En romancière de talent, Claude Crozon atteint l'intimité la plus secrète de ses personnages. Elle nous fait partager leurs espoirs, leurs ambitions, leurs conflits, leurs passions, et nous plonge au coeur des liens qui permettent aux générations de sans cesse se réinventer.

 

Mon avis :

 

 Claude Crozon, psychanalyste, signe ici son premier roman et c'est une réussite ! Elle nous entraîne sur les traces d'une famille bretonne, la famille Kergalin et nous fait partager les histoires de cette famille sur près d'un siècle. Les personnages sont nombreux, sans qu'on s'y perde,et on s'attache à eux  très facilement. On découvre les horreurs de la guerre, les blessures que portent en eux les soldats et qui se répercutent sur leurs femmes, leurs enfants, leurs familles. C'est un roman très bien écrit et très touchant sur une famille qui traverse les décennies avec leurs lots de scandales, de mariages, de naissances, de décès, de trahisons et de surprises. C'est un gros pavé, mais je n'ai jamais trouvé le temps long. Les personnages évoluent, on apprend à les connaître, on les voit changer, c'est vraiment très intéressant de les suivre sur une si longue période. J'ai mis du temps à le lire, mais pour une fois, ça ne m'a pas dérangé. J'ai savouré ce livre et passé un très bon moment. Ce qui est remarquable, c'est qu'en plus de bien écrire, Claude Crozon arrive à changer de style d'écriture, à évoluer avec le temps qui passe, suivant la période racontée. Pour un premier roman, c'est vraiment bluffant. J'attends les autres avec impatience. On sent bien que le livre a été écrit par une psychanalyste, parce qu'on parle beaucoup de Freud et des thèses de ses confrères, mais aussi parce qu'elle s'intéresse à la psychologie des personnages, à leur passé et aux répercutions de leurs traumatismes d'enfance sur leur vie d'adultes.


 Ce premier roman est une vraie réussite. Une jolie saga familiale qui vous fera passer un très bon moment de lecture. L'écriture est agréable, poétique et j'ai aimé suivre la vie d'une famille sur une longue période. J'ai été particulièrement intéressée par les passages abordant les guerres. Ca fait froid dans le dos et c'est révoltant. C'est une façon d'aborder l'histoire qui m'a beaucoup plu. Comme on s'attache aux personnages, on est d'autant plus triste de les voir revenir blessés, traumatisés et de voir les sequelles qu'ils auront toute leur vie. Ca m'a donné envie de lire d'autres livres abordant les guerres. L'histoire est tellement bien écrite qu'on dirait presque une histoire vraie, un document. Il se passe énormément de choses, mais ça pourrait être vrai. Un roman glaçant, prenant et terriblement touchant.


Un grand merci à 

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et

aux éditions

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(469 pages - éditions Robert Laffont - 4 mars 2010 -  21€)

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2010-04-12T17:29:00+02:00

Mauvaise fille - Justine Lévy

Publié par MyaRosa

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Quatrième de couverture et résumé :


" Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est, c'est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. Maman vit en Angèle qui court sur une pelouse interdite. Maman me parle et me sourit quand Angèle lance son regard de défi aux adultes qui la rattrapent et la grondent. Maman est là quand Angèle tombe et se relève aussitôt, les dents serrées, pour ne pas pleurer. Elle est dans le cri qu'elle ne pousse pas, dans sa petite grimace d'enfant crâne qui ne compose pas. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte. "


*


Louise va mettre au monde son premier enfant, Alice, sa mère, se meurt. Elle aurait pu choisir un autre titre encore : Une fille à l’endroit, une mère à l’envers. Quand Louise va annoncer la naissance prochaine de sa fille Angèle à sa mère, recluse dans une chambre d’hôpital, l’impossible Alice se montre catégorique et lui affirme qu’elle se trompe. Une petite fille ne peut pas être enceinte. Pour Alice, Louise n’a pas grandi. Elle est le fruit d’un amour de jeunesse qui n’aura pas duré mais dont le père de Louise lui-même ne s’est sans doute jamais consolé. Si Louise a grandi, Alice n’est plus aimée.

Quand, après la disparition de sa mère, Louise retrouve son répertoire, elle comprend peu à peu qu’hormis les souvenirs indélébiles, ce carnet confus et sentimental est la seule chose qui va lui rester. À elle de recomposer la vie fracassée de cette femme au moment où elle doit envisager le présent et l’avenir de sa petite Angèle.



Mon avis :


  J'ai découvert Justine Lévy avec son précédent roman, Rien de grave, que j'avais lu sans connaître toute l'histoire people et sans savoir qu'elle était la fille de Bernard-Henri Lévy, je pense que c'est important de le préciser. Je l'ai donc lu sans préjugés, sans rien attendre, et j'ai été bluffée par son talent et sa maîtrise des mots qui ont su me toucher. J'ai d'ailleurs lu ce livre plusieurs fois. C'est donc avec beaucoup d'impatience que j'attendais la sortie de son nouvel opus, et voilà, aujourd'hui c'est chose faite et je ressors de cette lecture toute chamboulée. Pourquoi ? Parce que le thème me touche particulièrement et me renvoie à mes souvenirs, à mon histoire, mais aussi parce que j'ai, encore une fois, été transportée par ses mots dans un tourbillon d'émotions diverses et variées. J'avais envie de crier, de pleurer, et même si ce ne fût pas une lecture facile, je suis contente d'avoir pu m'identifier à la narratrice, de lui avoir laissé mettre des mots sur ma douleur, ma rancœur.


  Justine Lévy parle, comme dans ses précédents livres, de la maladie de sa mère et de leur relation difficile et particulière. Je ne sais pas où est le vrai, où est le faux, et je ne veux pas le savoir. L'émotion est là et c'est tout ce qui importe. La narratrice s'appelle Louise, et cette jeune femme tombe enceinte par accident, alors que sa mère se meurt d'un cancer dans une chambre d'hôpital. Louise ne se sent pas prête à affronter la maternité et refuse de croise que sa mère va mourir. Elle n'ose pas lui en parler, se sent coupable de porter la vie alors que sa mère s'éteint. Elle va jusqu'à ce sentir responsable en pensant que l'être qui grandit dans son ventre aspire le peu de vie qu'il reste à sa mère. Elle revient sur ses souvenirs, bons et mauvais, sur son enfance difficile, sur l'absence de sa mère paumée et droguée, sur ce qu'elle a aimé, ce qu'elle regrette. Et puis des fois, elle nous parle de son enfant, de sa petite fille qui lui rappelle tant sa mère. Cette mère qui vit dans les rires, les sourires, et les colères de son enfant. Cette mère qui sera toujours là, quoi qu'il arrive. On ne remplace pas une maman.


  Comme je l'ai dit plus haut, ce roman m'a bouleversée. Justine Lévy, avec son style bien à elle, sait peindre les émotions, la douleur, l'amour, la haine, comme personne. Ses mots sont justes, durs, elle vous envoie sa peine en pleine figure, elle vous crache sa douleur, elle n'hésite pas à dire ce que les autres taisent, elle vous prend aux tripes, aspire votre air, et ne vous repose qu'une fois le livre terminé. Un livre choc, dur, mais salvateur. Un livre difficile mais plein d'espoir. Un livre à lire absolument !

 

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***


«  Elle croit que je suis sa mère. Ça me fait peur, cette confiance qu'elle met en moi. C'est pas normal, je me dis. Elle le croit vraiment, que je suis sa mère. Elle ne sait pas que je suis cinglée, mauvaise, une catastrophe ambulante, un bloc de culpabilité, une punition. Je peux faire ce qui me chante, la mal aimer, la mal élever, la maltraiter même si je veux, […] elle m'aimera pareil, elle n'a pas le choix, elle m'aimera. »


«  L'étage de maman, c'est l'étage de ceux qui vont bientôt mourir. Mais c'est une erreur, n'est-ce pas ? Si maman est là c'est bien parce qu'il n'y avait pas de place ailleurs ? Depuis la chambre de maman, on entend l'agonie des autres. Leurs râles. Les pleurs des proches. Leurs plaintes. Pas nous. Nous on n'est que de passage. […] Maman sortira bientôt. »


« […] je n'y ai pas cru. Je pense, aujourd'hui, que maman, elle, a compris. Mais moi non. Le ciel ne pouvait pas mourir. Ni la lune. Ni maman. Si maman meurt, je me disais, alors c'est que les bateaux peuvent voler, les chats pleurer, les maisons chanter à tue-tête. Pas possible. »


« Ça y est, elle est morte. Je devrais être soulagée, mais je ne suis pas soulagée. Maman est morte. Pourquoi, alors, a-t-elle encore l'air d'avoir si mal? Dehors, dans la cour, une femme a hurlé, et j'ai cru que c'était moi. Mais non, je n'ai pas hurlé, je n'ai rien dit, j'ai les mains jointes sur mon ventre, je ne pense à rien, je ne veux pas pleurer, je ne veux pas m'effondrer, j'attends que les gens arrivent, j'attends un moment décent pour sortir de cette chambre, je suis monstrueuse, […] je ne sais plus où j'en suis, je ne sais plus qui je suis, je suis sonnée, je me hais. »


« Je reviens dans la chambre. Pablo a éteint la lumière. Ah ben d'accord, super, je constate en shootant dans un oreiller et en déplaçant une chaise exprès. Si je comprends bien, j'ai pas le droit de lire ? Il se lève tôt demain, il proteste, il a un rendez-vous important. Je sais qu'il faut pas le stresser, qu'il a besoin de dormir, mais c'est plus fort que moi, j'ai envie de le provoquer, de l'agresser, et qu'il m'agresse aussi, une bonne scène, une bonne engueulade bien vivante, et le rendre responsable de tout, et qu'on se batte, et qu'on se fasse du mal, et que j'aie une bonne raison, une raison objective, claire, sans bavure, de me plaindre et d'aller mal. Quelque chose de bénin mais de net. Une dispute de couple bien sordide. Tout plutôt que cette boule que je sens grossir dans ma gorge, ce malheur qui veut sortir à tout prix, et tout éclabousser, et tout salir. »


« […] j'étouffe, je vais ouvrir la fenêtre mais c'est comme ouvrir un four, aller me jeter dans la chaleur du dehors, tout m'oppresse, le ciel, les nuages, les voisins, les voitures, le monde des vivants, […] et puis surtout ce bureau qui servait de chambre à maman, l'air est irrespirable, chargé de son parfum, de l'odeur de ses vêtements, ça suinte la maladie, la douleur et la mort, ça s'est imprégné partout, je peux pas rester dans cette pièce, je peux toucher à rien, comment peut-elle être si présente alors qu'elle n'existe plus, comment son odeur peut-elle s'être incrustée comme ça alors qu'en comptant l'hôpital ça fait facile six mois qu'elle n'est plus là, j'ai envie de vomir. »


« De quoi est-ce que j'aurais l'air ? Au fur et à mesure que mon ventre s'arrondit, que ma fille en moi grandit, c'est l'enfance en moi qui s'éloigne. Faut apprendre à être adulte, je le sais. Mais comment on fait pour ça, quel livre on lit, quel conseil on prend, quels cours, quel mode d'emploi ? »


«  Il les garde toujours sur lui, les échographies. On n'y voit pas grand chose, surtout sur la première, celle qu'il préfère, je n'ai jamais compris pourquoi, et qu'il montre à tous les gens qu'il rencontre. Eux n'y voient qu'une tache, une goutte, une petite masse, une fumée. Mais, pour lui, c'est une vie. Une vie parmi des milliards de vies possibles. Cette vie-là. Pas une autre. […] Il s'y accroche tant qu'il peut, à cette vie. Il n'a que ça, lui. Il n'a pas le gros ventre. Il n'a pas les nausées, les pieds qui enflent, les chaussures qui ont l'air de chaussons. Alors, pour lui, c'est pas une goutte, c'est un océan. C'est pas une vie, c'est la vie. Il est si content. C'est son enfant. »


« Dehors, dans la rue, tout est pareil, rien n'a changé, les gens se hâtent, ils rentrent chez eux. Maman ? C'est moi, je suis rentrée. Quelle est ma place, maintenant, dans ce monde sans maman ? »


« Parfois, des gens que je connais à peine me demande de ses nouvelles. Mais comme je suis méchante, je les torture un peu. Maman ? Elle est morte, je réponds en souriant, froidement, sans ciller, mais comme j'aurais dit maman est au ciné. Elle est morte, je leur répète, en les regardant droit dans les yeux, en les forçant à baisser les leurs, à encaisser. Il n'y a pas de Maman. Il n'y a plus que Maman-est-morte. Sa-mère-est-morte, […] c'est un fait, c'est établi, j'ai les papiers, je peux le prouver. C'est comme ça qu'elle existe, maintenant, maman. Maman-est-morte, c'est le nouveau nom de maman. Et c'est ma façon aussi de mettre une barrière entre eux et moi, entre sa mort et leur pitié sirupeuse, sur-jouée, indécente. Et c'est ma façon, encore, de leur refiler, quand même un bout de ma peine. Même s'ils font semblant, ça fait rien. C'est bien qu'ils la pleurent aussi un peu, qu'ils m'allègent de ce chagrin [...] »


«  Tu sais bien que je mens tout le temps, c'est comme ça, […] ça me protège, ça me fait du bien, c'est peut-être quand je mens que je suis le plus sincère [...] »


«  Je sais que la date me poursuivra, que je vieillirai à la place de maman, que je prendrai chaque année deux ans, un pour moi, un pour elle, jusqu'au jour où je serai plus vieille qu'elle et que le temps m'aura rattrapée, il ne suffit pas de dire je ne crois pas au temps pour que le temps n'existe pas et qu'on ne souffre pas atrocement le jour de l'anniversaire de la naissance ou de la mort de sa maman. »


***


(194 pages - éditions Stock - septembre 2009 - 16,50€)

 

 

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2010-04-11T10:39:00+02:00

Le Questionnaire de Proust

Publié par MyaRosa


 

J'ai été taguée il y a quelques temps déjà par Liyah que je remercie. D'autres tags "en retard" suivront dans les prochains jours. Pour ce tag, je ne choisis personne en particulier. Tous ceux qui veulent le faire peuvent me laisser leur lien en commentaire et j'irai voir leur billet avec plaisir.


Je m'excuse d'avance car je n'ai pas su répondre à certaines questions. Il est vraiment costaud ce tag. J'ai répondu la même chose que Liyah plusieurs fois.. j'espère qu'elle ne m'en voudra pas mais on a de nombreux points communs.

 

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Le principal trait de mon caractère : La gentillesse.
La qualité que je préfère chez un homme : L’humour.
La qualité que je préfère chez une femme : La douceur
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : L’honnêteté.
Mon principal défaut : la timidité
Mon occupation préférée : Lire
Mon rêve de bonheur : Comme tout le monde, je pense. Etre épanouie dans ma vie personnelle et au travail.
Quel serait mon plus grand malheur ? Voir les gens que j'aime disparaitre avant moi.
Ce que je voudrais être : Plus sûre de moi et moins timide.
Le pays où je désirerais vivre : Je cherche encore...
La couleur que je préfère : turquoise/indigo
La fleur que j’aime : Le Lys, les tournesols, les coquelicots
L’oiseau que je préfère : le rossignol
Mes auteurs favoris en prose : Il y en a beaucoup... Difficile de faire un choix.
Mes poètes préférés : Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Desnos, Prevert
Mes héros dans la fiction : Bonne question !

Mes héroïnes favorites dans la fiction : Je ne sais pas.
Mes compositeurs préférés : Philip Glass, Yann Tiersen
Mes peintres favoris : Van Gogh, Kandinsky, ...

Mes héros dans la vie réelle : Ma grand-mère, ma maman.

Mes héroïnes dans l’histoire : Rosa Parks
Mes noms favoris : Noah, Gaël, Liam, Tom

Ce que je déteste par-dessus tout : La méchanceté, la cruauté
Personnages historiques que je méprise le plus : Les dictateurs.
Le fait militaire que j’admire le plus : La façon de faire leur lit ! Bon, je copie Liyah! :)
La réforme que j’estime le plus : Je ne sais pas.

Le don de la nature que je voudrais avoir : le bonheur.
Comment j’aimerais mourir : En dormant.
État présent de mon esprit : paisible.
Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence : ...

Ma devise : Qui ne tente rien n'a rien !

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2010-04-09T17:30:00+02:00

Les Filles sont au café - Geneviève Brisac

Publié par MyaRosa

 

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Quatrième de couverture :


Se réfugier derrière un café fumant, ou dans la « seconde vie », dans les livres et les rêves. Songer au temps qui passe plus vite qu’une cigarette ne se consume. Surtout, raconter des histoires : un chauffeur de taxi qui récite Baudelaire, un déjeuner à treize convives, une fillette qui devient aphone. Des histoires poignantes, loufoques, anodines, et qui disent tout.


" Je me demande où elle est,

où est-on quand on lit ?

Elle est seule au monde. "


" Un livre lumineux, sorte de manifeste littéraire d'une romancière au sommet de son art. "

Le Journal du dimanche


Mon avis :


 Comment parler de ce livre ? Par où commencer ? Ce qui est indéniable, c'est qu'il ne ressemble à aucun autre. Il est découpé en petites histoires de quelques pages, parfois même quelques lignes. Je m'attendais à un recueil de nouvelles mais ça n'y ressemble pas. Les histoires sont des petits morceaux de vie piochés ici et là. On retrouve souvent les mêmes personnages, mais pas toujours. Si j'ai été séduite par l'écriture dès les premières pages, j'ai eu bien du mal à rentrer dans ce livre. Pour être honnête, je suis arrivée péniblement à la moitié en me disant que si ça n'avait pas été un partenariat je l'aurais déjà laissé tomber. J'ai mis beaucoup de temps à le lire, je lisais une petite histoire de temps en temps mais sans conviction. Et puis j'ai lu quelques critiques positives dont le très joli billet de L'Or des chambres qui m'a donné envie de m'accrocher. Et là... miracle?! J'ai à peine repris le livre que j'étais déjà dedans. Ca m'a fait rire, sourire et j'ai trouvé les mots magnifiques. Pour tout vous dire, ça m'a tellement plu que j'ai décidé de le relire depuis le début. Et là encore, j'ai été surprise de voir à quel point les pages défilaient rapidement, à quel point les mots étaient justes et beaux. Ce livre qui m'ennuyait au plus haut point est finalement un coup de coeur ! C'est effrayant de se dire qu'il y a des moments où on passe à côté d'un livre juste parce qu'on ne l'a pas lu au bon moment. On en parle souvent, mais pour moi, ça n'a jamais été aussi véridique qu'avec ce livre !


 Geneviève Brisac écrit merveilleusement bien et je suis totalement d'accord avec l'avis publié dans le Journal du dimanche sur la quatrième de couverture. Le style et la forme du livre sont déconcertants au début mais terriblement séduisants par la suite. C'est un livre très original et vraiment marquant. En lisant certaines histoires, je me suis dit "Mais où va t'elle chercher tout cela?", mais je me suis reconnue dans la plupart d'entre elles. Certaines sont vraiment touchantes, notamment celles où on retrouve Nils, un adorable petit garçon. Elles sont toutes criantes de vérité et nous confrontent à notre propre vie, à nos souvenirs, à nos angoisses, à nos rêves.  J'ai beaucoup aimé les contes de fées revisités et je suis tombée amoureuse de certaines phrases que j'ai lues et relues un nombre incalculable de fois. En plus d'être pleines de réflexion et d'intelligence, ces petites histoires sont parfois à mourir de rire. Que demander de plus ? Si vous n'êtes toujours pas convaincus, je vous invite à découvrir quelques passages qui, je l'espère, achèveront de vous convaincre...


 Je remercie le forum  11966610.png  et les éditions  logo-points.png  pour cette magnifique découverte.


***


" Il fait gris, l'automne est là, la lumière s'enfuit.

Comment réveiller le monde ? m'a demandé Arnaud.

Il avait cette fougue que je regrette souvent, je fouille mes poches, je me demande où elle est passée. Et je me dis : comment me réveiller moi ? Il y a des jours, des semaines entières où l'on ne se réveille pas.

 Et il va de soi que si vous ne pouvez vous réveiller vous-même, il est bien prétentieux de songer - même une seconde, même pour rire - à réveiller le monde, même une seule fois, et d'une seule façon.

Je cherche ma façon. [...] Mais j'ai l'impression que le monde ne va, once more, pas avoir envie de se réveiller. "


" Je suis opposée à cette banalisation de l'emploi des femmes de ménage, quel que soit le nom qu'on leur donne, assistante ménagère, aide à domicile, esclave, salariée, bonne, ramasseuse des déchets de nos vies lamentables et pasteurisées. Pourquoi un être humain devrait-il faire appel à un autre être humain pour laver le sol qu'il a taché, repasser le linge qu'il a froissé, éplucher les légumes qu'il va manger, recoudre les tissus qu'il a déchirés, oui, pourquoi, et quelle différence cela fait-il avec toutes les anciennes pratiques esclavagistes que nous vomissons ?"


" Lire le journal en buvant un café fait exister le monde."


" Je vois nos vies, ce qu'il en reste. Du pain et des rêves, il ne reste que croûtons et cauchemars."


" Partons sur les routes, je chante une chanson de marche qui me ragaillardit, ensemble nous avons marché, marché le long des routes, ensemble nous avons cherché. Je ne sais plus ce qu'on cherchait, la révolution, le bruit de nos voix, le charme de nos slogans creux, ensemble, cela n'a pas grande importance, des fleurs aux creux des vallons sans doute, je volette entre les murs jaunâtres, ils ne nous auront pas. On peut encore s'enfuir, il faut que je pense à le dire à Ramon. La cuisine sent une odeur de rouille, comme si des artichauts avaient mijoté pendant des semaines. Je cherche des bouts d'âme abandonnés par les anciens occupants. Une variété humaine, me semble t-il , aux besoins en oxygène extrêmement réduits."


" J'ai fui dans un autre quartier, j'ai changé mes habitudes, comme on fait quand on fuit un amour : on prend soin d'éviter les lieux qui l'évoquent, les allées où l'on a marché sans savoir son bonheur, les ruelles où l'on a échangé des baisers. Les cafés où l'on a échangé les insultes définitives.

 Je connais des gens, à force, ils ne peuvent plus aller nulle part, tout lieu corrompu et empoisonné par d'anciennes amours. "


***


(270 pages - éditions Points - 11 mars 2010 - 7€)


ATTENTION : Ce livre existe également sous le titre 52 ou la seconde vie

 


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2010-04-07T21:30:00+02:00

Mordre le ciel - Gudule

Publié par MyaRosa

 

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Quatrième de couverture :


" Il a sauté. Cyril a sauté. En étendant ses bras comme des ailes, largement. Sept étages plus bas, il y avait la rue. Et une lumière grise de printemps urbain. Il avait dû y réfléchir toute la nuit. A seize ans, on aime claquer les portes et que ça fasse du bruit. "


Pourquoi ce geste ultime, si violent ? Si destructeur pour Cyril, pour les autres... Cyril, si rieur, si joyeux et apparemment sans soucis. Un roman pour mettre des mots sur les maux, et comprendre qu'un suicide n'a pas de raison, seulement des causes.


Mon avis :


 J'ai encore une fois été bluffée par le talent de Gudule pour "mettre des mots sur les maux". Elle nous délivre ici un témoignage poignant et dur mais sans jamais en rajouter, sur un thème difficile à aborder mais qui nous concerne tous : le suicide des adolescents. Comme elle le dit elle-même à la fin du livre, elle ne prétend pas répondre aux questions, donner de solution miracle, " c'est un simple constat d'impuissance. Un cri de douleur." On suit le quotidien de l'entourage de Cyril après son suicide et le point de vue mis en avant est celui d'une adulte, Maud, la mère de Marie qui sortait avec lui. Elle tente de consoler sa fille et essaie de comprendre ce qui a motivé cet adolescent à en arriver là. Drogue ? Problèmes de coeur ? Echec scolaire ? Comment peut-on perdre espoir à seize ans au point de choisir la mort ? Maud enquête, se pose mille questions, interroge les proches de Cyril et repense sans cesse aux moments qu'il a passé chez elle. Autour d'elle, chacun se sent responsable du drame ou rejette la faute sur quelqu'un d'autre. Mais que s'est-il vraiment passé ? A qui la faute ? A ses professeurs qui ne faisaient pas assez attention à lui ? A ses parents qui se sont séparés trop tôt ? A sa petite-amie qui n'a pas su l'écouter ? A ses amis qui ont, plus d'une fois, parlé de suicide avec lui ? A la drogue ? A ses préférences musicales ?


 C'est un témoignage vraiment bouleversant qui fait réfléchir aux difficultés rencontrées par les adolescents, aux problèmes de communication, à la jeunesse, à la rebellion et à la culpabilité. Ce livre est destiné à un public adolescent mais mériterait d'être lu également par les adultes. A lire absolument !


(160 pages - Flammarion / Tribal - octobre 2003 - 7€)

 


 

 

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2010-04-06T17:47:00+02:00

Les Collines de la chance - Nora Roberts

Publié par MyaRosa

 

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Résumé :


Lilly Chance a réalisé son rêve de petite fille : fonder un refuge pour animaux sauvages, au sud du Dakota, un territoire sacré pour les Amérindiens.
Son ami d'enfance, Cooper, ébranlé par le meurtre d'un collègue policier, décide de retourner dans la petite ville où il a grandi. Il espère conquérir enfin le coeur de Lilly, et laisser derrière lui la violence de New York. Mais un assassin rôde dans la région, et chacun de ses crimes le rapproche dangereusement de Lilly.
Pourquoi s'acharne-t-il ainsi sur la jeune femme, sa famille, son refuge... et tout ce qui lui tient à coeur ?

Au coeur des collines, les ombres cachent parfois de terribles menaces.


Mon avis :


 J'ai découvert Nora Roberts il y a quelques mois avec La Maison aux souvenirs et j'ai accepté avec plaisir de poursuivre cette découverte avec son dernier livre sorti en France : Les Collines de la chance. J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire. On suit la rencontre entre Lilly et Cooper enfants ainsi que l'évolution de leur relation. Au départ, tout les oppose. Il est new-yorkais et est envoyé contre son gré, chez ses grands-parents en pleine cambrousse alors qu'il pensait profiter de ses vacances pour faire un stage de baseball. Lilly est une petite fille épanouie qui a grandi au sein d'une famille unie, dans une ferme du Dakota. Elle aime par dessus tout observer les animaux, et n'a que faire du petit-fils des amis de ses parents qui débarque pour les vacances. Et pourtant, une belle amitié naît entre eux...


 Même si l'histoire est différente de celle de La Maison aux souvenirs, on y retrouve de nombreuses similitudes et si j'ai trouvé ça amusant au début du livre, au bout d'une centaine de pages ça en devient lassant. C'est plein de bons sentiments, plein de naïveté, on a envie de bousculer un peu les personnages, de les réveiller. J'ai trouvé Lilly attachante mais elle m'a souvent exaspérée à se répéter toujours la même chose, à se poser un milliard de questions plutôt que d'agir. J'ai trouvé que ça manquait d'action, que la romance prenait une trop grosse place, au détriment de l'enquête policière. Je n'ai rien contre les histoires d'amour, rien contre un peu de guimauve, mais j'aurais tout de même aimé plus de rebondissements et moins de répétitions. J'ai trouvé la relation entre Lilly et Cooper enfants émouvante mais leur relation d'adultes ne m'a vraiment pas fait rêver. C'est un chassé-croisé, dont on connait déjà l'issu, qui semblait prometteur au départ mais qui m'a finalement déçue. J'espérais plus de passion, plus d'obstacles à braver, et j'ai trouvé tout ça vraiment trop mou. Pour l'intrigue, c'est encore pire. On apprend rapidement qui est le traqueur, son mobile, ce qui ne laisse pas vraiment place au suspense... Dommage car le cadre était sympathique, les renseignements sur les animaux intéressants, et les grands-parents de Lilly et Cooper vraiment charmants, mais ça manquait de rythme à mon goût. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé car j'ai quand même passé un bon moment, mais j'ai trouvé le temps long et je m'attendais à plus de suspense. Ce qui m'embête, c'est que j'avais fait un billet plutôt positif sur La Maison aux souvenirs, et je ne peux pas dire que celui-ci est moins bon. Les ficelles sont les mêmes et je ne sais pa si je me suis lassée ou si je ne l'ai tout simplement pas lu au bon moment. Est-ce que renouvellerai l'expérience ? Bien sûr ! J'ai d'ailleurs déjà repéré quelques titres et résumés qui me tentent bien. Je remercie Silvana Bergonzi et les éditions Michel Lafon de m'avoir envoyé ce livre.

 

(383 pages - titre original : Black Hills -Michel Lafon - 1er avril 2010 - 17,90€)

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